Les destructions des jungles et des squats continue. Aujourd'hui ils ont
détruit le camp des docks énorme opération de police, ils veulent détruire
absolument tous les abris pour que les migrants partent. Ils dorment dans
les parcs et sous les ponts mais la police les réveille et les arrête en
permanence.
Avant tout, nous avons besoin de davantage de monde sur le terrain. S'il
vous plaît, venez, même si c'est pour peu de temps, et invitez vos amis à
venir, il y a de l'hébergement mais appelez le n° de contact pour dire que
vous venez : 06 34 81 07 10
On a besoin :
- d'appareils photo et de caméras
- de couvertures, sacs de couchages, tentes, bâches, habits chauds,
chaussures
- d'une grande gamelle et d'un butagaz, pour faire du thé et de la soupe
chaude aux migrants qui dorment dans le froid
- d'argent
- de plus de vélos, et d'une voiture
- on n'a pas de médecins avec nous en ce moment
Ce mercredi matin (7 octobre) à 8h15 sur le Quai Paul Devot à Calais, plus
de 15 camionnettes de CRS ont encerclé les squats de plusieurs communautés
qui trouvaient refuge là. Environ 50 policiers ont ensuite arrêté es
migrants (plus de 30 personnes) qui ne pouvaient s'enfuir alors que la
police bloquait l'entrée avec ses camionnettes et qu'une nouvelle barrière
avait été installée à l'arrière la nuit précédente. Une militante No
Border était là et a tenté de filmer les arrestations, mis elle été
évacuée dès le début de l'opération.La Chambre de Commerce a alors fait
déposer deux grandes bennes bleues pour mettre les affaires des migrantEs.
Puis, à l'aide de tracteurs, la destructions des sacs de couchage,
matelas, vêtements et abris des migrantEs a commencé.
Ce lieu sert de refuge pour ces communautés depuis des années, et des
militantEs leur rendaient visite la nuit pour surveiller les activités
policières, suite à des témoignages de coups ou d'usage de gaz CS sur les
personnes réfugiées là. Bien qu'ils soient sur une propriété privée -
ouverte aux quatre vents, ce qui ne semblait déranger personne - il est
difficile de justifier la destruction de leurs affaires. Pour le moment,
nous ne savons pas où se trouvent les migrantEs arrêtéEs ; nous espérons
qu'ils et elles seront relâchéEs rapidement. Quoi qu'il en soit, ils et
elles finiront par être relâchéEs, alors leur bataille pour trouver un
endroit où dormir reprendra à nouveau dans le froid, la pluie et le vent.
Après avoir refusé de donner à ces personnesla liberté de circulation dont
bénéficient presque touTEs les citoyenNEs européenNEs, après les avoir
placéEs dans ce dénuement artificiel et inutile, l'Etat trouve justifié
d'aggraver la pauvreté avec cette nouvelle destruction, dans l'espoir
ridicule que cela les pousserait à abandonner ce à quoi ils et elles ont
droit.
L'Etat a détruit beaucoup, mais les migrantEs sont toujours là. Nous aussi !
Solidarité avec les sans papiers !
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PRESS RELEASE - FOR IMMEDIATE USE
This morning at 8.15am at the Paul Devot Dock more than 15 CRS vans
surrounded the squats of the various communities that found solace there.
Some 50 police then arrested over 30 migrants who were unable to leave as
the police had blockaded the front exit with their vans and a new fence
had been placed in the back exit the night previously which left them
caged in from all sides. A No Borders activist was there at the time also
and attempted to videotape the arrests but she was evicted from the
premises. The Chamber of Commerce then had two large blue containers
deposited for the migrants' belongings and then with the use of tractors
the destruction of the sleeping bags, mattresses, clothes and homes of the
migrants could begin.
For years, this place has served as a shelter for these communities and
activists have visited on a nightly basis to monitor the activities of the
police due to reports of beatings and the use of CS gas on the members of
the communities there. Although the people there were on private property
- a property open to everyone, which didn't seem to disturb anyone - it is
difficult to see how that justifies the destruction of their private
belongings. For the time being, we have no idea where the arrested
migrants are; we hope they will be released shortly, they will in any case
be released at some point, and then their battle to find a place to sleep
will occur once more, in the rain, the wind and the cold.
After having refused to give these people the freedom of movement which
most European citizens enjoy, after having placed them in this artificial
and useless destitution, the state has found it useful to worsen the
poverty with this new destruction, in the sick hope that it would push
them to abandon that which they have an inalienable right to.
The state has destroyed much but the migrants are still there, and so are we.
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Un type banal, la trentaine tout juste, un peu enragé, un peu nomade qui profite des p'tits progrès de la technologie pour raconter sa vie et balancer ses idées tordues.